Web 2.0, Web 3.0, Web² et Web-tout-ce-que-tu-veux
Posted in Cybermarketing on Mai 04, 2010 by Cybermarketing StragIS
Après l’effondrement de la première bulle internet et la leçon couteuse que ça a été pour les investisseurs web de l’époque, il fallait changer le packaging du produit et investissement web.
Nous sommes en 2004/2005 (moment du lancement de Facebook, Youtube etc…) , quand le cyberguru Tim O’Reilly propose le principe en cours de propagation qu’était le web 2.0.
Le nom Web 2.0 étant assez différencié du web 1.0 et l’écosystème technologique assez mature, le concept a pris de l’ampleur pour devenir un argument de vente.
Pourtant le web 2.0 n’était finalement que le résultant d’une rupture technologique qui correspondait au haut débit. Les consommateurs n’étaient passifs que parce que leur bande passante ne leur permettait pas de publier eux-mêmes du contenu en amateurs. Il était possible, si la connexion le permettait, de visualiser une vidéo mais trop fastidieux de l’uploader soi-même. Une fois la bande passante disponible, les internautes n’ont pas hésité eux-mêmes à uploader le contenu et ainsi développer les qualités de base du dit web 2.0 : Interactif, participatif, collaboratif et communautaire.
Cela permettra alors de développer deux concepts clés que sont l’intelligence collective et le crowdsourcing
Avons-nous assisté à une vraie révolution permise par le web 2.0 ? Pas forcément, ca n’est finalement que la représentation de n’importe quel place de marché, souk ou lieu de vie humaine. Le web 2.0 ne correspondait qu’aux outils les mieux adaptés à la demande du moment pour reproduire de la façon le plus fidèle possible (mais amplifiée) les mêmes processus de fonctionnement sociétale.
Le web 2.0 correspondait donc de façon basique à l’estompement de la frontière entre le monde réel et le monde virtuel.
L’après web 2.0 et le web²
Que de projets ou de recherches vues se disent web 3.0 sans apporter de réelles différenciations avec l’existant. Et pourtant une appellation semble se démarquer. Elle est commise par le même Tim O’reilly qui cette fois avance le web².
Le web 2.0 reposait sur l’intelligence collective humaine. Les utilisateurs interagissaient entre eux et uploadaient le contenu sur des sites leur proposant les outils de partage. Du fait de la convergence et de l’intégration de capacité de connexion à différents objets hors PC ou mobile, le web², actuel, repose sur l’intelligence des humains couplée à l’intelligence des machines. L’interaction se fait donc au niveau P2P, P2M ainsi que M2P et M2M (Ici P pour Peer, et M pour Machine). C’est donc le web² soit P2P*M2M.
La géolocalisation est le meilleur exemple actuel d’une communication émise par une machine (téléphone mobile par exemple) qui va influence la nature du contenu accessible pour l’adapter au lieu de la requête. En cherchant une pizzeria sur son téléphone, il ne sera pas nécessaire trier les résultats pour éliminer les pizzerias d’autres villes voire d’autres quartiers. Le moteur de recherche devrait savoir interpréter l’information reçue du téléphone et proposer les résultats qui sont pertinents et adaptés pour l’utilisateur.
Participation sensorielle :
Pour reprendre une image qui représente ce web², Internet à sa naissance était comme un bébé qui ne pouvait que recevoir l’information. Le bébé grandissant et compilant les informations de ces premières années, il est capable maintenant de réagir et d’avoir une influence sur son environnement. Il est devenu capable de participer car il a développé une certaine intelligence croissante qui le sort de sa passivité. Pour reprendre l’exemple des moteurs de recherche, ceux-ci sont maintenant capables d’affiner leurs résultats en se basant sur le succès ou l’échec d’opérations précédentes. Le bébé apprend donc de lui-même et de ses interactions et peut alors commencer à influencer son environnement ; il devient actif.
Concrètement, la machine et le système technologique (plusieurs machines) doivent être capables d’interpréter les infos issues de son environnement et d’adapter son action ou réaction à cet environnement en fonction de l’intérêt de l’utilisateur.
Cette adaptation à l’utilisateur d’une part (marketing classique) et d’autre part à son environnement est probablement une forme de marketing².
Alors web², véritable évolution ou juste un autre concept fourre-tout pour différencier ses prestas ?
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